IL ETAIT UNE FOIS LE RAP TOGOLAIS


La musique urbaine togolaise semble prendre son envol de nos jours, mais nous sommes plus d’un à ignorer la genèse de cet art magnifique au Togo.
Successeur de la danse dans les années 85, le hip-hop togolais fera un semblant d’apparition au cours des années 90 avec, dans un premier temps le break dance sous la bannière de Bizzar Mc, Wy-kiki…, qui fera le tour des discothèques de Lomé avant la création d’une école de danse au cours de ces mêmes années. 
De leur côté Mc Creator et John Tezgo étaient les meneurs de l’art de la rime (rap) malgré la précarité du système médiatique sur place et la nostalgie du public togolais des musiques et danses des années 80. Ce n’est qu’en 1992 avec le concert de Mc Soolar au palais des congrès de Lomé suivis d’une sensibilisation des jeunes autour de cette nouvelle tendance, que verra le jour la première formation officielle du rap togolais avec dans ses rangs la force One Possee, Mc Creator, Eric Mc, Wy Kiki, Bad Boy, Sino et Ali-Jezz. Il est aussi à noter au passage que ce groupe sort son 1er album baptiser Dagma Vanesa qui malgré sa diffusion sur la radio nationale « Radio Lomé » passera inaperçu faute de moyens financiers. Après ce mouvement nous pouvons aussi noter des groupes tels que world reality, l’embryon du groupe Djanta Kan et plein d’autres issues de la même promotion. 
Très tôt, le rap togolais va prendre contact avec ses premiers problèmes dus aux épisodes de grève qu’ont connus les années 92, qui selon leurs atrocités vont contraindre les artistes du mouvement à l’exil. Âpres ces moments, de nombreux artistes retournent au bercail au début des années 94, qui donc par ricochet marque la reprise des activités lier au rap sur la terre de nos aïeux. 
Dans les années 2000 le rap togolais sera marqué essentiellement par l’émergence d’un rap engagé en référence des noms telle que Miriam Makeba, Franklin Boukaka, La Kuti ou Nina Simone dans le temps et à la même époque, Djanta Kan, qui signifie « la canne du lion » en langue locale (éwé) était le fer de lance de ce rap de conscience au pays, et pourtant les noms comme Eric Mc, Alli Djezz, Small Poppy, Weddy, Orcyno, Djodjo,  Bad Landry et Alister G n’étaient pas aussi à négliger.
Depuis les années 2000 jusqu’au jour d’aujourd’hui le rap togolais ne cesse d’évoluer même si entre-temps les conditions autour de ce dernier ne sont pas totalement réunies.

IL ETAIT UNE FOIS LE RAP TOGOLAIS IL ETAIT UNE FOIS LE RAP TOGOLAIS Reviewed by BlocMusic on novembre 05, 2017 Rating: 5

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